(suite de l’article du fap fap n°5 – Mars 2026)
Ateliers BD CARIBULLES : “C’est la Bd qui a sauvé mon fils, il n’aimait ni l'école ni à la lecture“
(Suite)
8. Comment les bénévoles du RSA interviennent-ils dans les ateliers ?
Jusqu’à présent, ils étaient essentiellement présents pour encadrer les participants, assister le dessinateur, distribuer le matériel et les fournitures. Certains bénévoles, passionnés de bande dessinée, prennent place à la table des participants pour jouer le rôle d’élèves dessinateurs.
Pour ces bénévoles, participer à ces ateliers avec les enfants est un atout non négligeable à valoriser dans leur CV, afin d’enrichir leurs compétences.
Cette année, ils intégreront le comité de pilotage de l’organisation générale, ce qui leur permettra de participer dès le départ aux différents pôles de travail. Ils auront ainsi une meilleure visibilité et une connaissance plus fine du développement de notre association.
9. Est-ce que Caribulles remplit sa mission ?
Tout à fait ! Mais on n’en fera jamais assez. Nous aimerions faire profiter toutes les villes de Guadeloupe de nos ateliers, sans laisser personne au bord du chemin.
En discutant avec la commission des jeunes d’une commune, on m’a confié souhaiter intégrer la BD dans la ville au même titre que toute discipline sportive, la danse ou la musique, où chaque enfant ou adulte pourrait trouver son bonheur. C’est, je crois, une réflexion que nous devrions mener ensemble pour concrétiser ce projet.
Vous savez, c’est comme les frites et le poulet grillé : une fois que les autres voient que ça marche, ils suivent en faisant la même chose.
10. Est-ce que les ateliers Caribulles peuvent créer des emplois ?
Incontestablement, oui. Nous sommes une association qui fonctionne uniquement avec des bénévoles. Pourtant, le bénévolat ne peut durer qu’un certain temps si l’on souhaite pérenniser et développer nos activités tout au long de l’année. Le festival en lui-même est déjà une grosse machine qui demande beaucoup de main-d’œuvre et d’énergie. Alors oui, il va falloir très rapidement restructurer notre façon de travailler.
Nadia BHIKI-BIBIANE